Kings Of Leon - Come Around Sundown

Publié le par NedLabs

come.jpgSortie Octobre 2010

 

Cet article pourrait avoir pour titre « De la boursouflure dans le rock n roll ». Thème par ailleurs à peu près aussi vieux que le rock n roll lui-même. Le dernier album de Kings of Leon est boursouflé. Le précédent l’est sans doute aussi, mais je n’ai pas eu la patience d’y jeter une oreille attentive. Je me souviens que le tout premier opus m’avait scotché à cause d’une chanson déjà fort bien calibrée FM, le superbe « California Waiting ». On sentait déjà que ces petits gars étaient des malins. Quelques albums plus tard, ils se payent leur rêve : une production lisse comme du formica, avec une basse lourde et molle et une batterie punchy mais proprette qui semblent enregistrées dans une boîte d’œufs géante, et surtout un chanteur au larynx chrismartinien en diable, histoire de lever de la minette. Tout ça est loin d’être mauvais, et je serais bien le premier bon con à tomber dans le panneau de "The End", ou "Pyro", mais il n’en reste pas moins que tout ça est fort plat, et que l’album ne propose aucune mélodie (allez y, fredonnez le sous la douche ?). Non ce n’est pas mauvais. C’est même très bien troussé. C’est un disque qui couine proprement, comme ses illustres ancêtres dans la boursouflure, de Bruce Springsteen à U2 (je vais encore me faire des potes), en passant par Coldplay et Soundgarden. C’est juste un peu désolant. En bref, Kings of Leon est un peu à Led Zeppelin ce que Dominique Strauss Kahn est au Socialisme. Ces jeunes gens seront sans doute frais pendant quelques mois, mais employer son talent à de pareilles niaiseries, est-ce bien sérieux ? Le pire est qu’ils figureront sans doute dans les discothèques de chacun dans 10 ans, à côté des albums grandiloquents qu’on ne réécoute jamais tellement ils sont convenus à la base. Le seul argument qui me retient de pousser définitivement les Kings of Leon dans la fosse septique, c’est Californication des Red Hot Chili Peppers. Un autre album boursouflé, mais qui pour le coup a eu la chance de tomber sur ma génération (et sans doute tous les gens qui ont passé leur bac autour de 2000 ressentiront ce pincement au cœur). Mais bon, maintenant je suis un vieux con. Et je ne peux que souhaiter à Come Around Sundown de devenir un album générationnel. Ou pas.

 

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Publié dans Derniers-nés

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