Mardi 18 novembre 2008
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Sortie
Octobre 2008
Mes amis, je me sacrifie pour vous. Eh oui, j’ai beau ne pas être un champion de la régularité dans la publication
de mes articles, mais quand même! Tenir un blog c’est un sacerdoce, qui nécessite un minimum de rigueur morale. Donc je m’y colle. Pourtant j’ai eu une journée de merde. Bref, en rentrant du
boulot, vanné, je me sens soudain remplit du devoir de vous parler du dernier opus d’AC/DC. C'est-à-dire aussi, que, fidèle à mes habitudes, je me fane une nouvelle fois l’album en même temps que
j’écris cette chronique. Et écouter Black Ice entre boulot et dodo sans passer par la case kro, c’est comme se taper une potée au chou en plein mois d’août aux Maldives. Une mauvaise
potée au chou en plus, hein, parce qu’autant le dire tout de suite ce cru est loin d’être exceptionnel. Pourtant, personne n’attend plus grand chose d’énorme de la part de la bande des frères
Young depuis Flick Off The Switch, malgré quelques sauvetages ponctuels grâce au don des Australiens pour les riffs ravageurs (notamment sur The Razor’s Edge,
Ballbreaker et avec le virage Stiff Upper Lip). Mais là non. Il y a pourtant souvent de la bonne volonté sur ce disque. Phil Rudd et Cliff Williams font ce qu’ils savent faire
le mieux : balancer sans faiblir le tapis de boogie habituel ("War Machine"). Brian Johnson est toujours en voix, et les frangins ont bossé quelques riffs et soli tranchants en hommage au bon
vieux Back In Black ("Rock n’ Roll Train", "Spoiling For A Fight"). Il y a même un vrai effort pour faire du neuf : la slide (excellente) de "Stormy May Day", les saillies pop honorables
("Big Jack"), ou vaguement craignos ("Rock n’ Roll Dream"), qui hissent péniblement Black Ice au niveau d’un Ballbreaker. Mais ce qui déçoit vraiment (outre le dramatique
"Anything Goes", sorte de sous-bornintheUSA du pauvre qui mérite dors et déjà la palme de la pire chanson du groupe), ce sont les titres mid-tempo qui parsèment l’album et sentent un brin la
routine ("Smash n’ Grab", "Wheels", "Money Made"), les solos-juste-parce-qu’il-faut-en-caser-un qui surgissent à 3 minutes, les titres qui stoppent net à 4’30. Hum… Dommage qu’après un effort
comme Stiff Upper Lip, qui renouait avec les ambiances de gros blues chères à feu Bon Scott, le groupe se compromette à nouveau dans le rock pour stades avec des hymnes un peu trop bien
calibrés pour être honnêtes. Bon, cela dit, les ancêtres ont encore des dents et une solide paire de roupettes accrochée au fond du pantalon moulant. Et on est finalement tenté d’être indulgent,
tant il est évident qu’ils sauront transformer en live les titres les plus crapuleux de ce Black Ice en machines de guerre imparables, ce qui est déjà énorme.
Par NedLabs
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