Nevermind the Blogs!

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Critico-Blog

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Recommandé par des Influenceurs
Mardi 23 mai 2006

Premier épisode d'un rendez-vous qui sera désormais hebdomadaire, la Chanson Moisie du Jeudi ira chercher dans les archives du rock les titres oubliés, les fautes de goût savoureuses et les reprises suicidaires. Non, je vous vois venir, il ne s'agit pas de cynisme gratuit! Car outre l'aspect comique que peut revêtir cette rubrique, ce sera aussi l'occasion de susciter des débats délicieusement non-constructifs et de savoir rire de nos groupes fétiches...

Oui, mais aujourd'hui nous sommes Mercredi, me direz-vous... Seulement Nevermind the blogs, ce n'est pas qu'un blog, ce sont aussi des êtres humains (enfin, un) avec des droits sociaux. Pour cause de départ en Week End prolongé, NeverMind the bLogs ne sera donc pas actualisé d'ici Lundi prochain, et c'est en avance que je vous livre donc le nom de la chanson moisie du jeudi, petits veinards...

Notre grand gagnant de cette semaine est donc...

*** Dire Straits: Expresso Love ***

Merci, Mark, de nous avoir pondu cette petite intro de piano d'un goût exquis, et globalement cette chanson sur laquelle, comme son nom l'indique, on ne peut faire l'amour que très vite en espérant que notre partenaire ne se rende pas compte entre temps de la daube qui est en train passer dans le lecteur. Un concentré de tout ce que Dire Straits a fait de pire, en une seule chanson! C'est pratique, c'est économique.

Par NedLabs - Publié dans : Chanson moisie du Jeudi
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Mardi 23 mai 2006

Sortie Avril 2005

Précisons d'emblée que cette chronique de l'album "Bodies & Minds" des Great Lake Swimmers ne sera absolument pas objective. Pourquoi, me direz-vous, sacrifier ainsi à mon sacerdoce? Eh bien tout simplement parce que j'ai eu la chance d'assister pas plus tard qu'hier au concert de ces trois canadiens "qui errent dans notre belle pays" selon leurs propres termes. Grosse claque. En une heure qui nous a paru filer en quelques minutes, le trio atypique (Banjo, Guitare, Batterie) nous a emmené au plus profond de son univers, avec ses chansons folk plaintives qui ne donnent qu'une envie: se retrouver autour du feu avec les trois comparses armés de leurs instruments, sous les sapins, au bord du fameux grand lac, à côté d'une cabane de rondins. Un set très dense, qui a repris les chansons les plus marquantes de l'album - avec en plus le son incroyablement immersif d'un live accoustique - et un groupe qui n'a presque pas levé les yeux de ses chaussures de tout le concert, gêné de son talent? Ou exténué d'avoir donné naissance à des perles telles "Song for the angels", "Let's trade skins", "Bodies & Minds", "I saw you in the wild", "Imaginary bars", et je vais m'arrêter ici parce que je suis parti pour faire tout leur répertoire. Les Great Lake Swimmers, qui assuraient ce soir là la première partie, ont eu droit à un rappel triomphal, assuré seul par le guitariste-chanteur dont la voix époustouflante à une dernière fois fait trembler le public. Et quand la lumière s'est éteinte, et que le groupe, d'une humilité exemplaire est parti vendre quelques albums à côté du bar en remerciant le public, personne n'a pu refouler un sentiment de tristesse et d'injustice. Ce soir là, à deux pas, il y avait aussi Gregory Lemarchal en concert.

Par NedLabs - Publié dans : Derniers-nés
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Mardi 23 mai 2006

Sortie Juin 2004

La vie nous réserve de louables surprises. Si je me décide à chroniquer cet album près de deux ans après sa sortie, c'est que j'ai fait preuve d'une étroitesse d'esprit coupable. Mea Culpa! A vrai dire, à l'époque, tout ce qui émanait de cet album "Nouvelle Vague" m'horripilait au plus haut point. Ce nom prétentieusement français pour des reprises de titres anglophones. L'idée même, à vrai dire, de faire un album de reprises, qui plus est version bossa-nova, m'était insupportable. Et, paroxysme de la profanation, oser reprendre le "Guns of Brixton" des Clash, la limite était franchie et je me refusai à ne serait-ce qu'écouter l'album impie. Et me voilà, deux ans plus tard, comme un con, en train de me dire "Merde, il est bon ce disque...". Entendons-nous bien: je ne suis pas sûr que mes raisons de l'apprécier soient valables. Car je dois avouer - Mea Culpa encore une fois - que la période New-wave et Post-punk m'a toujours laissé froid. Oui, je trouve les Smiths, les Cure et autres Joy Division d'une froideur insupportable, avec une production archi-datée et des arrangements souvent risibles (Ca y est, je vais me faire agresser). Et voilà que par la magie de ces titres bossa-nova, je me prends à apprécier des chansons soudain devenues chaleureuses, avec un son rond, emmenées par des voix enchanteresses, je redécouvre "Love will tear us appart", "Just can't get enough", "A Forest", "This is not a love song". Et force est de constater que les reprises punk ne sont pas en reste: "Making plans for Nigel" et l'excellentissime "Too drunk to F*ck" imposent le respect de par leur originalité et leur interprétation sans bavure. Finalement, "Guns of Brixton" reste la seule déception de l'album, parce que la chanson y perd plus qu'elle n'y gagne dans sa version bossa (sans la ligne de basse mythique, c'était fatal). Nouvelle Vague: une occasion de plus de se rendre compte que les préjugés ne mènent à rien. Et qui sait? je vais peut être me mettre à aimer les Cure...

Par NedLabs - Publié dans : Derniers-nés
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Lundi 22 mai 2006

La semaine dernière avait commencé avec un TOP 3 très sudiste et bonnehumeurogène, en harmonie avec l'été naissant, bref, ambiance Stetson, Pick-Up et Rodéo. Pour ne pas rester sur cette sélection un peu lénifiante, je vous propose pour ce matin un TOP 3 multivitaminé, plein de rage et de sueur. Si vous vous rendez sur votre lieu de travail ou d'études après cette petite sélection musicale, ne forcez surtout pas sur le café, vos nerfs étant déjà à vif, et évitez toute confrontation avec des personnes que vous seriez susceptible de mordre (supérieurs hiérarchiques...). Et voici enfin, pour votre plus grand bonheur, les 3 titres hargneux de ce matin:

1. MC5: Kick Out the Jams

2. Queens of the Stone Age: No One Knows

3. Alice In Chains: Grind

Par NedLabs - Publié dans : TOP 3 du Lundi Matin
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Vendredi 19 mai 2006

 

 

 

 

 

 

Par NedLabs - Publié dans : Divers
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Vendredi 19 mai 2006

Sortie Mars 2006

Certains jours on sort de chez nous l'âme en peine, persuadés que la pop est morte, que plus aucune mélodie ne nous fera vibrer, qu'aucun riff ne secouera plus nos tripes. Et là, PAF! arrive l'OVNI. Merz, ça ne sonne pas bien. Ca sonne même si mal qu'on était (presque) tous passés à côté du premier album éponyme de ce grand Anglais atypique... Mais un phénomène comme ça finit fatalement par tomber sur la route du mélomane, inmanquable. Et là, on prend une claque, les compositions sont magnifiques, basées sur une idée simple, et pouvant sembler un peu éculée: un son de guitare accoustique sur fond d'ambiance électro-triste. Un cocktail dangereusement addictif, qui donne ces chansons finement ciselées, tantôt mélancoliques ("My Name is Sad and At Sea), tantôt inquiétantes ("Dangerous Heady Lovescheme"). L'ensemble est très cohérent, sans mauvaises surprises, et dégage une ambiance propice au scotchage dans un fauteuil, au chaud par une journée de pluie battante. Difficile d'en dire plus, on a juste envie de donner des titres de chansons, "Verily", "The Leaving Song", "Loveheart", magnifiques. Des chansons venues du coeur des ténèbres, telles cette "Postcard From a Dark Star", et qui explosent sur notre platine en un feu d'artifice électro-pop, sans doute le plus beau de ce début d'année.

Par NedLabs - Publié dans : Derniers-nés
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Vendredi 19 mai 2006

Sortie Mai 2006

Grandaddy, c'est d'abord le groupe dont on se demande à chaque album pourquoi on continue à acheter ses albums... Et il faut reconnaître que les californiens présentent peu d'arguments commerciaux: un frontman barbu aux allures de redneck ultime, un groupe qui globalement ressemble plus au personnel d'un ranch spécialisé dans l'élevage de taureaux, un ville d'origine (Modesto CA.) qui est loin d'être la tête de proue de la scène indépendante... Rajoutez à ça des chansons truffées d'accords de piano Playskool emmenées par un batteur neurasthénique, et le tableau est quasiment complet. Mais bien vite, le phénomène Grandaddy se manifeste par deux symptomes:

1. On réalise que rien ne ressemble, n'a ressemblé ni ne ressemblera à Grandaddy.

2. On se rend compte que leurs chansons horripilantes de mollesse prennent immédiatement une dimension culte, trottent dans la tête jusqu'à ce qu'on n'ait plus qu'une envie, les réécouter.

Il en va ainsi de leur dernier (et définitivement dernier) album, sorte de grand "Rear View Mirror" (Comme la chanson éponyme) sur la carrière du groupe, le tout sous le couvert d'une vague histoire de chat égaré... Just Like the Fambly Cat est définitivement l'album de toutes les influences de Grandaddy, avec en bonus des débordements d'énergie peu communs pour le groupe ("Jeez Louise" ou le punk "50 percent"). On retrouve donc les ballades paresseuses (Ta-Ta-Toum Ta-Ta-Ta-Toum) de Sumday ("Summer... It's gone", "Guide Down Denied", "Campershell Dreams", "Disconnecty"), mais aussi des titres floydiens à la hauteur de l'excellent The Sophtware Slump ("Rear View Mirror", "The Animal World") avant que l'album ne se termine sur un mélancolique "This Is How It Always Starts", grandiose, prophétique, chanson d'adieu de l'album d'adieu. On en verserait presque une larme. Grandaddy, c'est fini. Mais en beauté.

Par NedLabs - Publié dans : Derniers-nés
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Mercredi 17 mai 2006

Sortie Mars 2006

Mudhoney, c'est, avant toute écoute, un de ces groupes qui mérite le respect, que dis-je, la déférence totale due aux pionniers. Piliers de ce groupe, Mark Arm et Alex Turner sont les archétypes des teenagers de la banlieue de Seattle, tombant dans le rock sans même avoir touché auparavant à une guitare. Pourtant, après des débuts punks chaotiques et musicalement faibles, le groupe, à force de restructurations et de concerts, trouve son équilibre et intègre le top de la bouillonante scène de Seattle auprès des Melvins, de Tad... Historiquement, Mudhoney est le premier groupe grunge qui parviendra à toucher un large public. Le premier groupe mis en avant par le label Sub Pop, qui, ô surprise! lancera plus tard Nirvana, fier de son succès. Kurt Cobain n'a d'ailleurs jamais nié l'influence de Mudhoney sur son univers musical. Mais, bref, ce petit rappel effectué, signalons que le groupe de Mark Arm continue depuis ces fières années grunge à sortir périodiquement un album, et que voilà son dernier opus, Under a Billion Suns... Un album assez surprenant car complètement anachronique. Mudhoney reste résolument bloqué dans les années 90, malgré des efforts de production peu payants. On retrouve donc les mêmes lourds riffs de guitare que sur "Touch Me I'm Sick", des chansons rock puissantes mais peu originales ("Where Is the Future", "I saw the light"). Amusant, l'album évoque à certain moments Balck Sabbath ("Hard On For War"). Mais au final, cet album prend plus des allures de baroud d'honneur grunge, de chant du cygne dans un monde musical où ce type de rock ne peut plus innover. Reste une chanson marquante, symptomatique, qui à elle seule résume l'album et son état d'esprit: "Endless Yesterday". Oui, mais les temps changent...

Par NedLabs - Publié dans : Derniers-nés
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Mercredi 17 mai 2006

Sortie Mai 2006

The Raconteurs, c'est tout d'abord un argument commercial de poids: Le chanteur-guitariste des White Stripes accompagné par trois Greenhorses, de quoi changer notre Jack White des beats binaires de sa soeurette, et de ses productions minimalistes habituelles. Et il s'avère en effet que "Broken Boy Soldiers" a davantage vocation à devenir un album tubesque pour le début de l'été qu'un disque underground à l'esthétique et l'esprit très travaillés. Le premier titre ("Steady as she goes") annonce d'ailleurs la couleur, dans l'esprit Britney Spears, entre "Hit me baby one more time" et "Oops, I did it again" (si,si! écoutez le bien...). La suite est moins racoleuse et les Raconteurs déroulent un rock énergétique mais sans débordements d'originalité ("Hands", "Intimate secretary", "Level"), avec de petites gouttes de légèreté ("Together" pour la mélancolie, "Yellow Sun" pour le fun) assez classiques elles aussi. Reste un "Store Bought Bones" au son très intéressant, genre bottleneck sur une slide-guitar branchée sur le synthé de Ray Manzarek (en tout cas, ça fait son petit effet), et le très soul et non moins excellent "Blue Veins". Les Raconteurs nous gratifient d'un album qui se laisse très facilement écouter, un peu trop pour qu'il soit totalement honnête: sympathique et varié, Broken Boys Soldiers pêche par un certain manque de caractère et ses maigres 34 minutes (les Raconteurs sont un peu les éjaculateurs précoces du rock). Bien mais pas top.

Par NedLabs - Publié dans : Derniers-nés
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Mardi 16 mai 2006

Un album rock, c'est aussi une histoire d'amour, un ensemble esthétique qui fait qu'on ne peut résister à son appel subversif. Le "Sticky Fingers" des Stones aurait-il eu un tel succès sans son aura sulfureuse, et surtout, sans sa couverture mythique??? Inversement, certains albums ont acquis un tel statut de célébrité que leurs pochettes sont devenues des symboles à elles-seules (le prisme du "Dark Side of the Moon" de Pink Floyd, le bébé nageur de "Nevermind"...). Bref, on a tous dans le coeur une pochette, qui, a un moment ou à un autre de notre vie a fait qu'on aurait acheté un album sans même l'écouter au préalable, juste pour l'objet, par pur fétichisme. Alors, la question est lancée: Quelle a été pour vous la couverture d'album la plus marquante?

Les 3 plus plébiscitées seront publiées dès que j'aurai assez de réponses...

Par NedLabs - Publié dans : Divers
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